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Une œuvre à la limite de sa disparition
Avec Trace d’Eau ©, Rana Gorgani explore une dimension plus silencieuse et plus méditative de son travail. L’œuvre n’existe pas comme une image fixe : elle existe dans le temps de son apparition.
Elle se transforme sous les yeux du regardeur, pâlit, s’évapore, jusqu’à ne laisser aucune trace matérielle permanente. Ce procédé interroge ce que l’on retient d’un geste lorsque son empreinte disparaît.
- Que reste-t-il lorsque le papier redevient blanc ?
- Que garde le regard ?
- Que conserve le corps ?
- Où se dépose la mémoire du mouvement ?
La disparition n'est pas un échec de l'œuvre : elle en est le cœur.La trace ne vaut pas seulement parce qu'elle demeure ;elle vaut aussi parce qu'elle passe.























