EYNSO © · Projets & activations
Projets & Activations
Les projets issus d’EYNSO © prolongent une même recherche : faire du corps en mouvement un instrument d’inscription.
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01 . Une même recherche
Le geste ne disparaît plus
À partir du tournoiement soufi, Rana Gorgani développe un langage plastique où le geste ne disparaît plus dans l’instant. Le corps tourne, le pinceau prolonge le mouvement, l’encre reçoit l’impulsion, le papier conserve la trace.
Chaque projet explore une dimension particulière de cette recherche : l’image, la couleur, le souffle, la mémoire, la matière, le visible et l’invisible.
Le mouvement ne représente pas l'œuvre : il la produit.
02 . Les projets
Quatre traces
Une performance et trois activations, issues du même axe de rotation.
Performance
Operation Epic Fury
Rencontres d'Arles 2026, La Nuit de l'Année
Papeteries Étienne
Activation
Chromatic Sama ©
Rencontres d'Arles 2026, La Nuit de l'Année
Papeteries Étienne
Activation
Haft Rang ©
Sept couleurs d'encre, Cartographie du geste
Constellation
Variation
Trace d'Eau ©
Calligraphie à l'eauApparition éphémère
Souffle & effacement
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03 . Operation Epic Fury
Operation Epic Fury
Face à la violence des images, Rana Gorgani ne cherche pas à représenter le conflit. Elle ouvre un contrechamp.
Champ — l'image
Là où l'image témoigne
Les photographies de Maryam Saeedpoor fixent une blessure politique : elles enregistrent, cadrent, arrêtent.
Contrechamp — le corps
le corps traverse
Le tournoiement oppose une présence vivante. Le corps ne commente pas l’image : il la traverse, la reçoit, la déplace.
Contrechamp — le corps
Performance in situ
Contrechamp — le corps
Performance in situ
Lieu
Papeteries Étienne, Arles
Images
Maryam Saeedpoor
Operation Epic Fury est une performance de Rana Gorgani présentée lors de La Nuit de l’Année des Rencontres d’Arles 2026, aux Papeteries Étienne, à Arles. Créée en dialogue avec les photographies de Maryam Saeedpoor, elle confronte le corps aux images de guerre.
Par le tournoiement, le geste devient une forme de réponse silencieuse. La performance se situe entre action painting, calligraphie élargie et mémoire chorégraphique.
La danse devient un acte de résistance sensible : elle transforme l’espace de projection en espace de présence, et fait du geste une trace vivante.
Le corps ne répond pas par le discours.
Il répond par la présence.
Operation Epic Fury
04 . Activation
Chromatic Sama ©
Trois couleurs d’encre. La couleur n’est pas un élément décoratif : elle devient un révélateur d’état — intensité, pression, vitesse, suspension, rupture, élan.
Le corps tourne autour de son axe, le pinceau traverse les encres. Les couleurs se rencontrent, se superposent, se contaminent ou se repoussent. Le cercle demeure, mais il n’est plus monochrome : il devient traversé, habité, stratifié.
L’attaque du geste : pression, vitesse, entrée du pinceau dans la matière.
Le tournoiement ne produit plus seulement une trace : il fait apparaître une variation colorée du geste. La couleur ne décore pas la trace — elle révèle ses états.
05 . Activation
Haft Rang ©
Haft Rang © signifie littéralement sept couleurs en persan. Une version plus ample et plus polyphonique d’EYNSO © : les sept encres élargissent la trace vers une cartographie du mouvement.
Chaque couleur devient une fréquence, une intensité, un passage. Le tournoiement ne produit plus une seule empreinte, mais un champ de vibrations où les couleurs apparaissent comme les différentes mémoires d’un même geste.
Les encres peuvent se superposer, se fragmenter, s’effacer, se répondre. Certaines surgissent comme des éclats. D’autres se déposent comme des nappes, des seuils, des halos ou des lignes intérieures.
Le cercle devient un espace traversé.
La trace devient multiple.
Le mouvement devient spectre.
La danse devient couleur.
Le cercle devient constellation.
04 . Trace
Trace d'Eau ©
Trois couleurs d’encre. La couleur n’est pas un élément décoratif : elle devient un révélateur d’état — intensité, pression, vitesse, suspension, rupture, élan.
Le corps tourne autour de son axe, le pinceau traverse les encres. Les couleurs se rencontrent, se superposent, se contaminent ou se repoussent. Le cercle demeure, mais il n’est plus monochrome : il devient traversé, habité, stratifié.
Le geste devient visible, puis disparaît.
Le papier respire. La trace s'efface.
Le souvenir demeure.
01
Une œuvre à la limite de sa disparition
Avec Trace d’Eau ©, Rana Gorgani explore une dimension plus silencieuse et plus méditative de son travail. L’œuvre n’existe pas comme une image fixe : elle existe dans le temps de son apparition.
Elle se transforme sous les yeux du regardeur, pâlit, s’évapore, jusqu’à ne laisser aucune trace matérielle permanente. Ce procédé interroge ce que l’on retient d’un geste lorsque son empreinte disparaît.
- Que reste-t-il lorsque le papier redevient blanc ?
- Que garde le regard ?
- Que conserve le corps ?
- Où se dépose la mémoire du mouvement ?
La disparition n'est pas un échec de l'œuvre : elle en est le cœur.
La trace ne vaut pas seulement parce qu'elle demeure —
elle vaut aussi parce qu'elle passe.
02
Le souffle comme principe invisible
Le projet approfondit le lien entre respiration, tournoiement et perception. Dans la danse soufie, le souffle prépare le corps, soutient l’axe, accompagne la rotation et permet au mouvement de se prolonger dans la durée.
Le corps tourne, le pinceau touche la surface, l’eau révèle une ligne sombre. Cette ligne apparaît comme une respiration visible, puis disparaît comme une expiration.
Avant le geste, il y a l'inspiration.
Avant la trace, il y a la suspension.
Avant l'apparition, il y a l'écoute.
L’eau devient encre. L’encre devient souffle. La trace devient mémoire.
03
Le support comme surface sensible
Les supports utilisés réagissent à l’humidité : ils transforment l’eau en trace visible, puis retrouvent leur état initial en séchant. Le papier ne se comporte plus comme une surface passive — il réagit, absorbe, révèle, efface.
Il devient une peau sensible, capable de recevoir le passage du pinceau sans le retenir définitivement. L’artiste ne travaille plus seulement avec la matière, mais avec son effacement.
Le papier ne garde pas l'œuvre : il garde le temps de l'œuvre.
04
Une calligraphie éphémère du corps
Le pinceau n’est pas seulement guidé par la main : il reçoit l’impulsion de la rotation, de l’axe, du poids, du souffle. Le geste calligraphique devient chorégraphique, et le corps devient l’origine de la ligne.
Mais ici, la ligne ne se fixe pas. Elle apparaît dans une intensité brève, puis se retire. Trace d’Eau © fait apparaître une calligraphie du passage : une écriture qui ne cherche pas à posséder la forme, mais à révéler son apparition.
Le tournoiement produit une trace.
La trace produit une image.
L'image disparaît.
Le geste reste dans la mémoire.
L’eau devient encre. L’encre devient souffle. La trace devient mémoire.
Supports
Papiers magiques, tapis réutilisables, rouleaux
Matière
Eau, révélée puis évaporée
Durée
Le temps de l'apparition
Trace finale
Aucune — la mémoire seule

